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Comprendre la médecine traditionnelle africaine

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit ainsi la médecine traditionnelle : c’est la somme totale des connaissances, compétences et pratiques qui reposent sur les théories, croyances et expériences propres à une culture et qui sont utilisées pour maintenir les êtres humains en bonne santé ainsi que pour prévenir, diagnostiquer, traiter et guérir des maladies physiques et mentales.

La médecine traditionnelle, un modèle de comportement pour l’homme

A travers elle, il cherche à maîtriser sa vie et à s’affirmer dans son environnement.

Le diagnostic du guérisseur peut être résumé ainsi :

  • une maladie que je connais et que je peux soigner
  • une maladie que je connais mais que je ne peux soigner
  • une maladie que je ne connais pas mais que je peux soigner
  • une maladie que je ne connais pas et que je ne peux pas soigner

Le caractère sommaire de ce diagnostic peut prêter à équivoque quand on considère la différenciation poussée des affections opérée par la médecine moderne ; il n’en traduit pas moins de façon très éloquente l’absence de complaisance dans la médecine traditionnelle.

Celle-ci peut être subdivisée en médecine familiale et médecine experte. La médecine familiale est l’ensemble des recettes accessibles à tous pour un soulagement rapide d’affections bénignes. La médecine experte désigne le champ des recettes très élaborées et complexes qui constituent les traitements appliqués aux maladies graves.

La médecine traditionnelle pratiquée aujourd’hui

L’observation lucide de la médecine traditionnelle, telle qu’elle est pratiquée de nos jours, révèle qu’elle n’est pas, comme on a tendance à le croire, un concept ésotérique, figé dans le temps et dans l’espace. Sous l’influence principale des facteurs démographiques qui ont contribué à alourdir le travail du guérisseur aujourd’hui (nombreuses consultations, besoins accrus en plantes) la fonction du guérisseur a « éclaté » en diverses professions. Cette fonction qui, au début, regroupait celle de pharmacien (recherche des produits de base et élaboration des thérapies) et celle de médecin (consultation et prescription de médications) est en train de susciter de nouvelles spécialisations telles que celle d’herboriste, qui se développe.

Cette évolution doit être prise en compte par les États, pour ne pas dire assistée dans le cadre d’une intégration de la médecine traditionnelle dans le système officiel de la santé publique. La sécurisation de sa pratique est à ce prix, d’autant que les statistiques montrent que 85% des populations ont recours à la médecine traditionnelle. Plus encore qu’en médecine dite moderne, l’automédication et l’usurpation de fonctions sont de redoutables menaces.


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