nom_site_spip
Accueil > L’Hôpital et ses collaborateurs > Les chroniques du jardin botanique > Le bambou

La chronique du jardin botanique

Le bambou

Par Djibril Bâ

Il est difficile de faire la distinction entre les souches introduites et l’espèce autochtone, l’Oxytenanthera Abyssinica. Et pour cause, le bambou est essentiellement chinois et se retrouve plante ornementale à Dakar, ou du moins est présenté comme tel ; l’espèce locale ne croît que dans le sud pluvieux du Sénégal.

C’est une espèce forestière, robuste et vivace. Elle se multiplie par rejets de la racine principale par des tiges cylindriques qui sont de plus en plus importantes par l’épaisseur et la hauteur.

Mais il existe plusieurs variétés de bambous nains.

C’est un très beau bois, coriace. Une qualité qui le rend utile comme bois de charpente ou d’échafaudage mais aussi comme tuyau d’irrigation… J’ai vu de mes propres yeux les anciens jardiniers du jardin botanique de la Faculté des Sciences de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar le faire !

Mais on peut parler de beauté fatale s’agissant du bois… car le bambou recèle en lui un redoutable poison, d’autant plus pernicieux qu’il peut tuer en silence sans aucun moyen de le pister, sans laisser des traces. Mais chut… !

Le bambou est une plante présente dans la pharmacopée sénégalaise et on l’emploie contre le diabète et l’hypertension, en raison sans doute de ses supposés effets astringents.
Cependant, à l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, nous lui reconnaissons principalement une action catalysatrice. Si bien qu’en association avec d’autres plantes, il est redoutablement efficace dans le traitement des maladies gastriques et des allergies alimentaires.
Il faut juste noter que son emploi prolongé n’est pas sans danger pour l’être humain. La survenue de problèmes oculaires est à signaler en l’occurrence.

Voir en ligne : Le blog des amis de Keur Massar


 Hôpital Traditionnel de Keur Massar - Tous droits réservés