nom_site_spip
Accueil > L’Hôpital et ses collaborateurs > Les chroniques du jardin botanique > Le noni

Les chroniques du jardin botanique
de l’Hôpital traditionnel de Keur Massar

Le noni

Par Djibril Bâ

De son nom scientifique Morinda Citrifolia, le noni est un petit arbre introduit au Sénégal très récemment, notamment par la mission de coopération chinoise établie dans la commune de Sangalkam, à 35 km de Dakar.

L’arbre est caractérisé par de larges feuilles et un fruit difficilement descriptible qui a une odeur particulièrement nauséabonde que l’on maîtrise très facilement au demeurant par l’ajout de jus de citron…

Il est facilement multipliable et très résistant. Il peut tout aussi bien être considéré comme une plante ornementale.

Le Frère Elie du Monastère de Keur Moussa - qui nous a offert le premier sujet - nous a dit qu’il l’avait obtenu des Antilles, quoique la plante soit originaire du Pacifique où ses usages thérapeu-tiques sont bien établis. Son nom y renvoie d’ailleurs à l’idée d’un remède miracle.
Cette allusion est probablement la cause du grand intérêt qu’il suscite, à tel point que le jus de son fruit fait l’objet d’un commerce international florissant.

Du coup, le noni peut être considéré, à juste titre, comme une plante victime de la publicité commerciale qui lui attribue énormément de propriétés - anticancéreuses et immunostimulantes notamment - ce qui lui rend un très mauvais service en incitant à penser, en l’absence de conclusions scientifiquement avérées, que sa réputation est surfaite.

En tout état de cause, le noni est bien une plante médicinale de renommée internationale. Dans beaucoup de pays, sa plantation à grande échelle est devenue une activité prospère.

On utilise, en général, ses feuilles et ses fruits par voie externe et interne.

On lui reconnaît diverses propriétés : rajeunissante, hypoglycémiante, antibiotique et antidouleur.

A l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, le noni figure dans nos traitements contre les maladies chroniques (diabète, hypertension) et la mauvaise digestion.

Mais nous y sommes bien conscients que le noni n’a pas encore fini de faire parler de lui !


 Hôpital Traditionnel de Keur Massar - Tous droits réservés