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Les chroniques du jardin botanique
de l’Hôpital traditionnel de Keur Massar

Le Fagara Xanthoxyloidos

Par Djibril Bâ

C’est une espèce forestière que l’on retrouve dans la moitié Nord du Sénégal aux abords des Niayes, zone relativement humide et comportant des sols argileux. Elle se reconnaît à ses nombreuses épines à la pointe parfois recourbée, comme celles du fromager (Ceiba pentandra)…

En fait, les jeunes plantes disposent les épines sous la nervure centrale des feuilles et elles émigrent vers le tronc au fur et à mesure de la croissance de la plante.

Elle est menacée de disparition en raison de sa surexploitation due à sa grande utilité. Elle ne subsiste guère qu’en petits arbustes, tantôt buissonnants, tantôt longilignes, qui ont su trouver refuge dans les buissons de Capparis.

Le fagara se reconnaît par l’odeur particulière qui s’échappe de son bois et rappelle le fluor.

C’est une très belle plante, de très grande renommée médicinale. Elle doit sa célébrité, sans aucun doute, à sa vertu d’antidouleur. Elle est surnommée, en effet, "l’aspirine du pauvre ".

Il est de coutume de se servir des branchettes comme cure-dents pour l’hygiène buccodentaire et contre la rage dentaire. Le fagara est reconnu comme antiinfectieux et vermifuge. Il est réputé aussi contre les hémorroïdes, les rhumatismes, les morsures de serpent et les œdèmes.

La phytothérapie moderne a mis en évidence son efficacité d’anticancéreux, d’anti-microbien et pour l’hygiène buccale.

A l’Hôpital Traditionnel de Keur Massar, le fagara est une plante de la lèpre qui entre aussi dans le traitement de la drépanocytose.


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